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L'esclavage des temps modernes
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Définition simple de l'esclavage :Un esclave, c'est un homme. Une femme. Un enfant.
Un être humain.
Un être humain qui travaille, souvent plus que vous. Il est tenu d'obéir aux ordres de son patron, tout comme vous. Vous êtes payés pour votre travail, pas lui.
Il n'est pas rémunéré parce qu'il n'est pas libre.
Pas libre d'aller et venir comme bon lui semble. Pas libre d'agir selon ses envies. Pas libre, tout simplement. Il est contraint d'obéir à celui qui le possède. L'esclave est la propriété d'une personne : il peut s'acheter, se vendre et même se louer.
Un esclave n'est pas une personne :
un esclave c'est un objet. Définition plus scientifique L'esclavage a été aboli en 1848 en France. Mais en lisant cette histoire on se demande si tout le monde le sait.
DÉPART POUR « L'ELDORADO »
Elle a fui la misère de la Malaisie pour ce qui devait être « l'Eldorado ». Son père a réussi à lui trouver un emploi de bonne à tout faire en France. Elle travaillera chez un couple de quadragénaires qui semble bienveillant et très gentil. Elle s 'occupera des trois enfants du couple, du ménage, de la cuisine ainsi que des courses : elle sera nourrie, logée et recevra un salaire qui lui paraît astronomique comparé à ce qu'elle pourrait gagner en Malaisie.
C'est donc avec la promesse d'un lendemain prospère qu'elle quitte son pays d'origine pour « la belle vie » dans la capitale française, un visa touristique en poche, persuadée de ne plus remettre les pays en Malaisie.
Durant les premiers jours, le couple est très aimable. Ils habitent à Paris dans le 18ème dans un petit appartement au 3ème étage. Elle s'occupe des enfants, les emmenant à l'école, les récupérant, leur préparant leur déjeuner ainsi que leur dîner ; s'occupe des courses, et du ménage veillant à lui laisser une propreté irréprochable. Le seul hic, c'est qu'elle dort sur un matelas gonflable à même le sol dans l'entrée, mais pour elle qui a vécu dans la misère, ce n'est pas dérangeant. Elle sait qu'elle ne vivra pas chez eux indéfiniment, dès qu'elle aura mis un peu d'argent de côté, elle se prendra un studio et trouvera un autre emploi.
DESCENTE EN ENFER
Quinze jours après son arrivée en France, tout change, elle fait tomber un bibelot qu'elle était entrain de nettoyer, elle reçoit une gifle, à partir de ce jour tout sera prétexte pour la battre.
Étant nourrie et logée le couple ne trouve pas bon de lui donner le salaire convenu. Ils la font manger par terre dans une écuelle comme un animal. D'ailleurs, comme nourriture elle reçoit seulement un bol de riz en tout et pour tout par jour. Son passeport est confisqué.
Non contents de l'exploiter chez eux, le couple l'oblige à faire le ménage dans le cybercafé que tient le mari dans le 19ème. Celui-ci l'oblige à monter au premier dans un local aménagé au-dessus du cyber, un matelas posé à même le sol.
Il la pousse contre le matelas et la viole. Elle sera violée tous les jours dans ce local miteux.
Chez lui, au milieu des siens il continue à mener une existence paisible, tandis que quand il se retrouve dans le local, il n'est plus le même. Il l'oblige à regarder des films pornographiques car, selon lui elle n'est pas assez expérimentée. Si par malheur, elle refuse de reproduire les même gestes que sur les images, il la bat.
Elle voudrait fuir mais pour aller où ? Elle ne parle pas un mot français, à peine quelques bribes d'anglais.
SAUVÉE ?
Alors qu'elle nettoie la bibliothèque, elle retrouve son passeport, elle retournera chez elle : mais elle n'a pas d'argent. Un signe du destin peut-être ? Toujours est-il que par chance le mari, a toujours une quantité importante d'argent sur lui. Elle feint une course, et prend un taxi direction Roissy le lendemain, elle est chez elle, dans la misère certes mais en sécurité ! Ce répit sera de courte durée. Quinze jours plus tard, le mari va en Malaisie, et il parle avec le père de la jeune fille : il a l'intention de porter plainte pour vol. En Malaisie, les « voleurs » sont condamnés à dix ans de prison. Elle décide donc pour éviter ça, de rentrer avec lui en France.
DE RETOUR DANS L'ENFER
Lorsque l'épouse doit partir avec les enfants en Malaisie en avril, la jeune fille sera violée quotidiennement aussi bien dans le cyber que dans l'appartement, de jour comme de nuit, au gré des envies de son bourreau. La nuit, il la ligote par terre au pied du lit avec un fil téléphonique.
Une fois, il la frappe avec un hachoir car elle ne refaisait pas les mêmes gestes que sur une vidéo, et une autre avec un couteau.
Au mois de mai, l'épouse revient avec les enfants, la violence disparaît petit à petit, mais son esclavage sexuel continue.
Le 4 juillet, elle réussit de nouveau à s'échapper, on ne sait comment. Elle se rend au bureau de la P. J. dans un anglais plus ou moins approximatif, elle leur explique, mais ce qui les frappe s'est les blessures au hachoir qu'elle leur montre.
Le lendemain, ils perquisitionnent l'appartement et le local dans lequel ils trouvent le hachoir et les vidéos, ces derniers sont saisis. Dans ce même local, des traces génétiques de la jeune femme sont retrouvées. Au bout de quarante-huit heures de garde à vue, malgré la présomption d'innocence le mari est incarcéré. Il est mis en examen pour « viol, violences volontaires, soumission d'une personne à des conditions de travail et d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine ».
FIN DU CALVAIRE
Elle a été confiée à un foyer d'hébergement d'urgence. Je pense pas qu'à 22 ans on souhaiterait vivre l'enfer qu'elle a vécue. Si jeune et pourtant, je pense qu'elle a subi plus de crasse que la plupart d'entre nous. En espérant qu'elle pourra oublier petit à petit.
Et vous, entre l'enfer et la misère que choisiriez-vous ?
Pour ceux qui ne connaissent pas très belle zik d'Assassin Esclave 2000
C'est une excellente initiative, maintenant ils leur restent plus qu'à donner l'exemple et sanctionner toutes leurs firmes de baskets (entre autres) qui emploient des enfants n'est ce pas ? Condamner quelqu'un je suis pour, mais encore faut-il ne pas faire les mêmes choses de son côté!
Comité Contre l'Esclavage Moderne (CCEM)
Numéro 01 44 52 88 90
Adresse : 31 rue des Lilas 75019 Paris France
Pour s'y rendre : Métro Place de Fêtes (ligne 11)
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